Cet été je deviens freelance ! Webinar le jeudi 18 juin à 13h sur Teams avec Pauline et Jérôme.
Quand on se lance en freelance, on pense rarement à la retraite. On pense aux premières missions, aux revenus, à la liberté retrouvée… bref, au présent. Et pourtant, il y a une question qui revient vite, souvent en toile de fond : 👉 “Est-ce que je vais cotiser ? Est-ce que je vais m’y retrouver ?”
C’est une bonne question. Et surtout, une question importante. Mais avant même de parler des freelances, il faut avoir une chose en tête : 👉 aujourd’hui, la retraite n’est plus un sujet réservé aux indépendants. Même en étant salarié, il est devenu indispensable de l’anticiper.
Le système de retraite évolue. Les carrières sont moins linéaires, les revenus plus variables, et les réformes s’enchaînent.
Concrètement, cela signifie une chose : il est de plus en plus risqué de compter uniquement sur la retraite obligatoire. Et cela vaut pour tout le monde.
Un salarié cotise davantage, certes, mais cela ne garantit plus un niveau de vie suffisant une fois à la retraite.
Un freelance, lui, cotise souvent différemment, parfois moins, ce qui renforce encore ce besoin d’anticipation. La différence, au fond, n’est pas tant dans le problème… mais dans le niveau d’exposition.
Le système reste le même pour tous : il repose sur deux piliers.
D’un côté, la retraite de base, calculée à partir de vos revenus et du nombre de trimestres validés.
De l’autre, la retraite complémentaire, qui fonctionne par points et dépend, elle aussi, de votre niveau de cotisation.
Depuis la réforme de 2023, l’âge légal de départ a été fixé à 64 ans, avec un objectif de carrière complète autour de 172 trimestres.
Autrement dit, votre pension dépend directement de votre parcours :ce que vous gagnez, ce que vous déclarez… et surtout ce que vous cotisez.





En freelance, il n’y a pas une seule situation, mais plusieurs.
Un micro-entrepreneur cotise en fonction de son chiffre d’affaires. Si son activité fonctionne bien, les droits suivent. Mais si les revenus sont faibles, ou irréguliers, les trimestres validés peuvent l’être aussi. Et dans certains cas, pas du tout.
En entreprise individuelle, la logique repose sur le bénéfice réel. La vision est plus précise, mais reste dépendante du niveau d’activité.
En société (SASU notamment), le freelance est assimilé salarié. Il bénéficie alors d’une protection plus proche du salariat, avec une retraite souvent plus favorable… mais au prix de charges plus élevées.
Enfin, en portage salarial, il retrouve une couverture complète, très proche de celle d’un salarié classique.
👉 Derrière ces différences, une réalité commune : la retraite dépend directement de la manière dont vous avez structuré votre activité.
Dans les faits, beaucoup de freelances cotisent moins que les salariés. Non pas par choix stratégique, mais souvent par contrainte ou par méconnaissance :
Résultat : les cotisations sont plus faibles… et la retraite aussi. C’est ce qui explique pourquoi, en moyenne, la pension des indépendants est inférieure à celle des salariés. Mais encore une fois, ce phénomène ne concerne plus uniquement les freelances.
👉 Aujourd’hui, le véritable sujet est ailleurs.
La retraite ne se subit plus, elle se construit.
Ce qui change en 2026, ce n’est pas le principe du système… c’est ce qu’on en attend. Il ne s’agit plus simplement de cotiser. Il s’agit de compléter.
Aujourd’hui, préparer sa retraite passe forcément par des stratégies complémentaires : certains choisissent le Plan Épargne Retraite (PER), qui permet d’épargner tout en optimisant fiscalement ; d’autres privilégient l’investissement à long terme, via l’immobilier, les marchés financiers ou l’assurance vie ; d’autres encore adoptent une approche progressive, en mettant de côté une partie de leurs revenus chaque mois.
Peu importe la solution choisie : la clé reste la régularité et l’anticipation.
Le plus grand piège, lorsqu’on parle de retraite, c’est de penser que l’on a le temps.
“Je verrai plus tard.” “Je m’en occuperai quand mon activité sera stabilisée.”
C’est humain. Mais c’est aussi une erreur fréquente. Car plus on commence tard, plus l’effort à fournir est important.
À l’inverse, commencer tôt, même modestement, permet de lisser l’effort dans le temps et de construire quelque chose de solide.